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Le Radian asbl

Deux services, trois missions

La prestation

Un jeune a commis un fait qualifié infraction. A la suite de ce fait, le juge peut décider que le jeune accomplira une « prestation éducative et d’intérêt général ». La mesure de prestation d'intérêt général a pour but de confronter le jeune à la dimension transgressive de son acte. Elle tente de replacer le jeune dans un cadre éducatif valorisant dont les exigences sont celles de la vie sociale. Cette confrontation se fait à travers une réparation symbolique, à savoir l'accomplissement d'un service au bénéfice de la collectivité. La mesure de prestation d'intérêt général tente de proposer au jeune une façon active et positive de renouer avec les règles de la vie sociale. Elle permet d'inscrire l'adolescent dans le tissu relationnel et symbolique du lien social où il peut se reconnaître et trouver une place. La prestation se traduit par un don (de temps, de ressources personnelles) qui vise à produire un effet constructif. Elle vise à permettre au jeune d'utiliser le code social plutôt que sa transgression pour marquer ses appels, ses refus, ses oppositions. Le sens de la prestation est de rendre au jeune sa place dans la société.

C'est une mesure que le juge prend soit comme mesure autonome (cumulable avec une autre) soit comme une mesure qui maintient le jeune dans sa famille, sous le surveillance du service de protection judiciaire. Le Radian est chargé, par le juge, d'organiser la prestation et de lui en faire rapport. Pour cela, le Radian cherche le lieu où le jeune effectuera sa prestation. Des entretiens auront lieu régulièrement. Le Radian, en collaboration avec l'organisme, veille au bon déroulement de ce qui aura été prévu. Le jeune prestera dans un organisme public (service communal, C.P.A.S.) ou dans une A.S.B.L. (maison de quartier, restaurant social...) qui a accepté d'encadrer sa prestation. La prestation est référée à un délit, sans y être analogique, le travail est effectif, non rémunéré, valorisant et propre à motiver le jeune.

La prestation concerne le jeune. Le soutien de ses parents à la mesure est important. Ils seront invités au Radian et resteront informés tout au long de la prestation, entre autre par l'envoi du protocole.

La médiation

Elle est proposée par le Parquet ou le Juge de la Jeunesse pour répondre à un délit commis par un jeune.

La médiation donne la possibilité aux personnes de discuter, de s'interroger, de comprendre les raisons du délit, ainsi que la situation respective de chacun, et permet, éventuellement, de trouver une entente qui les apaisera. Elles sont aidées dans ces démarches par les médiateurs.

Il s'agit dans tous les cas d'une démarche volontaire des personnes. Celles-ci ont le droit d'accepter ou de refuser de participer à la médiation. Elles informent simplement les médiateurs de leur décision. En ce qui concerne les mineurs, ceux-ci participent à la médiation avec l'accord de leurs parents. Responsables civilement et détenteurs de l’autorité parentale, ils contre signent l’accord.

La médiation comporte des entretiens individuels avec les médiateurs qui peuvent déboucher sur la négociation d'une entente lors d'une rencontre ou via l'intermédiaire des médiateurs. Ces derniers ne se font jamais les portes-paroles des parties et respectent, aussi bien à l'égard de chacun des participants que des mandants, la confidentialité des entretiens. Le seul élément public qui ressort de la médiation est l'entente que les parties ont conclue.

La médiation n'ayant pour outil que les mots et la confiance que l'on place en eux et dans les personnes qui les prononcent, il importe que les personnes adhèrent aux principes d'écoute et de dialogue, sur lesquels se fondent la médiation, et respectent leurs engagements.

Les médiateurs informent les mandants de l'issue de la démarche et lui transmettent, s’il y a lieu l'entente qui a été signée. Les médiateurs vérifient alors que celle-ci est respectée. Si c'est le cas, le Parquet décidera de classer ou de poursuivre pour ce fait, le Juge de la Jeunesse s'engage à en tenir compte dans son jugement. En cas de non exécution, nous examinons avec le mineur et des ses parents le motif de celle-ci : soit une nouvelle solution est imaginée en concertation avec la victime, soit, si la non exécution persiste, nous en informons le magistrat et la victime.

La concertation restauratrice en groupe

Elle est proposée par le Juge de la jeunesse pour répondre à un délit commis par un jeune. La concertation restauratrice en groupe donne, à l’instar de la médiation, la possibilité aux personnes concernées, de discuter, de s'interroger, de comprendre les raisons du délit, ainsi que la situation respective de chacun. Ici, l’objectif est de trouver, ensemble, des réponses satisfaisantes aux conséquences du délit et ce, tant vis à vis de la victime, de la société que de l’avenir du jeune, en lien avec sa délinquance. Elle est composée du mineur, de ses parents, de la victime. L’auteur et la victime peuvent se faire accompagnés de personnes de leur choix qui les soutiendront dans leur démarche. Une personne utile, représentant la société, pourra aussi être présente. Elles sont aidées dans ces démarches par les médiateurs.

Il s'agit dans tous les cas d'une démarche volontaire des personnes. Celles-ci ont le droit d'accepter ou de refuser de participer à la médiation. Elles informent simplement les médiateurs de leur décision. En ce qui concerne les mineurs, ceux-ci participent à la médiation avec l'accord de leurs parents. Responsables civilement et détenteurs de l’autorité parentale, ils contre -signent l’accord.

La concertation restauratrice en groupe comporte des entretiens individuels avec les médiateurs qui peuvent déboucher sur la négociation d'une entente lors d'une rencontre. Ces derniers ne se font jamais les porte-parole des parties et respectent, aussi bien à l'égard de chacun des participants que des mandants, la confidentialité des entretiens. Le seul élément public qui ressort de la concertation est l’accord et le plan d’intention élaboré par le groupe.

La concertation n'ayant pour outil que les mots et la confiance que l'on place en eux et dans les personnes qui les prononcent, il importe que les personnes adhèrent aux principes d'écoute et de dialogue, sur lesquels se fondent la concertation, et respectent leurs engagements.

Les médiateurs informent les mandants de l'issue de la démarche et leur transmettent, s’il y a lieu l’accord et le plan d’intention qui ont été signés. Les médiateurs vérifient alors que ceux-ci-ci sont respectés. Si c'est le cas, le Juge de la Jeunesse s'engage à en tenir compte dans son jugement.

En cas de non exécution, nous examinons avec le mineur, des ses parents et son entourage le motif de celle-ci : soit une nouvelle solution est imaginée en concertation avec la victime, soit, si la non exécution persiste, nous en informons le magistrat et la victime.

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